Recommandations de l’ANSES

17 mars

L’ANSES vient de publier ses recommandations de santé et de nutrition pour les alimentations végétariennes : cette publication comble un manque de longue date. Nous attendions ces données pour la santé des végétarien·nes. Mais surtout, ce document apporte enfin une base de travail fiable aux professionnel·les de la restauration collective qui, depuis la loi Egalim en 2021, doivent assurer une alimentation végétarienne saine dans les cantines sans référentiel officiel.

L’ANSES confirme que se nourrir sans viande ni poisson est non seulement viable, mais présente de plus un intérêt pour la prévention de certaines maladies non transmissibles, qui sont une question de santé publique : à rebours de nombreux préjugés, souvent instrumentalisés politiquement, ce document doit encourager à la végétalisation de l’alimentation, à laquelle l’AVF travaille depuis de nombreuses années pour les gains qu’elle permet en matière de santé autant que d’urgence climatique. 

Contaminants et produits enrichis

Ce document soulève également deux points que les politiques de santé seraient inspirées de traiter à la hauteur de leurs enjeux :

  • Les contaminants présents dans notre alimentation. Le document de l’ANSES confirme leur présence incontournable. Si les végés y sont particulièrement exposés en raison de leur consommation de fruits, légumes, céréales et légumes secs, aliments reconnus comme les bases d’une alimentation saine, tous les citoyens y sont exposés. Parmi ces contaminants, l’ANSES a choisi d’étudier le cas des isoflavones présentes dans les produits à base de soja. Bien qu’elles soient toujours décriées en France, les institutions internationales et l’EFSA se positionnent en faveur de leur innocuité. À ce jour, aucune donnée ne vient mettre en évidence un quelconque effet néfaste pour la santé humaine.  L’AVF prend note que le soja, massivement importé pour l’alimentation des animaux de boucherie, fait toujours l’objet d’un traitement de défaveur spécifiquement français en matière d’alimentation humaine.
  • Les produits enrichis entrent dans les calculs nutritionnels de l’agence de santé pour atteindre les seuils optimaux de certains nutriments. Or, ces produits sont peu disponibles sur le marché et font l’objet de réglementations qui pénalisent, notamment, les produits biologiques — pourtant moins concernés par les contaminants. L’AVF souhaite voir se structurer une offre grand public, soutenue par les pouvoirs publics, qui tienne compte de ces recommandations et facilite l’accès à des aliments propres facilitant les habitudes alimentaires les plus saines.

Dans l’attente de politiques de santé publique

Nous attendons des pouvoirs publics qu’ils se saisissent pleinement de ce document pour la santé et l’intérêt commun des citoyens, sans crispations de principe ni instrumentalisation politicienne : l’alimentation est un pilier essentiel de notre santé et de notre adaptation aux bouleversements climatiques.

Nous attendons avec intérêt les études complémentaires, que l’agence de santé traduira en recommandations, qui consolideront les connaissances sur les bénéfices d’une alimentation plus végétale dans la prévention et la réponse thérapeutique aux problèmes de santé de notre époque.

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